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TitleLes Lettres Finales
Tags Religion And Belief Torah Conscience
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Page 1

Les lettres finales

Annik De Souzenelle



Compte rendu de la rencontre du 16.6.1980

C’est aujourd’hui notre dernière étude des lettres hébraïques. Le temps qui nous est imparti ne nous permet
pas d’approfondir les lettres finales, ce qui, n’importe comment, exigerait plusieurs mois, sinon des années,
cette étude ne se terminant jamais. Nous allons essayer de dire l’essentiel.

Les lettres finales ne sont autres que certaines lettres déjà étudiées et qui ont une valeur et un graphisme
différent lorsqu’elles se trouvent à la fin d’un mot. Nous avons vu le TAV la dernière fois, il vaut 400. Or
entre le TAV et l’achèvement de toute évolution connue qui se termine par le ALEPH final de valeur 1000,
il nous reste à voir les 500, 600, 700, 800 et 900. Le CAPH en est la première, elle vaut 20 au début du mot
et 500 en finale où elle va prendre la forme d’un DALETH prolongé. Elle est en général accompagnée de
deux petits points qui indiquent qu’elle se prononce « che », prononcé à l’allemande, et « cha », lorsqu’il y
a une barre. Exemple : le LAMED plus le CAPH final se disent LECH ou LECHA. C’est l’ordre donné par
Dieu à Abram de quitter Our, sa ville natale : « Va ! quitte ton pays ! »

Pourquoi le CAPH a-t-il pour valeur tantôt 20, tantôt 500 ? Je me suis souvent posée la question. Mon avis
personnel qui serait à vérifier par des Qabbalistes, c’est que, lorsqu’on arrive aux centaines, on entre dans
un plan cosmique, dans un plan de conscience qui n’est pas commun à tous, mais qui est celui de l’homme
arrivant à sa réalisation cosmique, c’est-à-dire, à sa réalité.

Qu’est-ce donc que ce CAPH final qui rejoint le 5 par le 500, qui, au début ou à l’intérieur d’un mot a pour
valeur 20, et qui signifie « le contenant »? C’est que avec le 5 qui est le souffle et le 50 qui est le poisson, le
germe, nous avons le contenu, l’extérieur devient l’intérieur. Dans une certaine mesure cela confirme ce
que j’ai dit, car lorsque l’homme est totalement réalisé, l’extérieur devient l’intérieur, l’intérieur devient
l’extérieur, la droite devient la gauche, la gauche devient la droite et la droite devient la gauche, etc. Ceci
est exprimé dans un très beau logium de l’Evangile de Thomas.

Par ce CAPH essentiellement lié au nombre 2 nous touchons le BEITH, la maison, l’altérité par rapport au
1. Dieu pose un autre que Lui-même. C’est toute la Création, c’est vraiment l’amour de l’autre qui apparaît
avec le BEITH. Et, avec le CAPH lié au 20, nous sommes aussi devant ce « Toi », germe de tous les
possibles, puisque ce « Toi » est à nouveau là comme une espèce de départ, c’est un germe cosmique.
L’homme totalement réalisé n’est encore qu’un germe cosmique qui va réintégrer l’Unité.

LAK(ch)A est l’impératif du mot « aller » et LEK(ch) « Va » dont on a fait un pléonasme en disant « Va,
quitte ton pays, va vers celui que Je te montrerai… » et qu’on devrait au contraire traduire par « Va vers
toi-même, va vers les profondeurs de ton être… » Dieu ordonne à Abram d’aller vers sa totalité.

Le mot HEK est ce palais de la bouche qui donne toute la théorie des Hekaloth, les demeures mystiques de
la Divinité, toute cette série de Palais qui est une grande contemplation mystique chez les Hébreux, puisque
cela représente la traversée de toutes les terres intérieures, de toutes les dernières terres, là où l’épouse va se
parer de robes toujours plus somptueuses, jusqu’à revêtir la robe de noce.

Faisant suite au HEK, HOSHEK est la ténèbre des grandes profondeurs, c’est ce Palais dans lequel est serti
le SHIN, cette pierre précieuse enfouie dans les plus grandes profondeurs de nous-mêmes, que nous ne
pouvons atteindre qu’en traversant cette ténèbre. Lorsque le Christ est monté sur le Thabor pour se montrer
dans Sa lumière cosmique, Il enjoignit aux Apôtres de n’en rien dire « … jusqu’à ce que le Fils de
l’Homme soit descendu aux Enfers est ressuscité. » Le SHIN n’est pas dans la lumière d’en-haut, mais dans
les profondeurs dans lesquelles nous avons à descendre pour le trouver.

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RAPH, c’est « le médecin » et RAPHO, c’est « je guéris ». RAPHAEL, c’est le « Médecin divin ». C’est
aussi la permutation du mot PHAR qui est « le Taureau », qui est cette racine qui exprime la fécondité.
Dans nos ports le phare apporte la lumière. RAPH : REICH et PHE final, 200 + 800 = 1000. Le médecin,
c’est celui qui amène l’homme à réaliser le 1000 dans lequel il est guéri. Il n’y a qu’un grand problème
dans le monde, c’est de résider dans le 1000. Tous les autres sont de faux problèmes.

Dans le même sens, le « Séraphin », SARAPH, c’est celui qui « brûle ». Lorsque, dans le désert, les
Hébreux sont piqués au palais par ces petits serpents venimeux, sur la demande de Dieu, Moïse construit le
Serpent d’Airain qui est le SARAPH. C’est aussi celui qui guérit, c’est contenu dans son nom. C’est déjà
l’ombre de la Croix qui est là tout en profil, puisque le Christ va s’identifier à ce SARAPH.

SARAPH contient les deux lettres de SOPH qui est « la limite ». Si nous voulions guérir il faut entrer dans
une limite, changer de têtes successivement pour finalement poser la dernière tête sur nos épaules.

Et c’est pour cela aussi que le verbe YOSOPH signifie « augmenter ». Si tu veux augmenter, grandir, il faut
savoir entrer dans des limites. La Loi dit que si nous voulons évoluer, il faut nous engager, faire des choix,
YOSOPH donne aussi le nom de Joseph. C’est celui qui préside à l’augmentation et qui, en même temps,
observe une limite. C’est Joseph, l’époux de la Vierge qui surveille la matrice et c’est aussi Joseph
d’Armathie qui veille sur le tombeau qui est aussi une matrice et aussi une résurrection.

Joseph, fils de Jacob, fait entrer les Hébreux en Egypte où ils sont dans une limite, étant esclave des
Égyptiens. Et YAM SOPH, la Mer Rouge, qui est au bout de leur expérience en Egypte, se nomme en
hébreu la Mer des Joncs, la Mer de la Fin, c’est aussi le mot que l’on retrouve avec AYIN SOPH, le « Rien
» c’est-à-dire l’infini, l’Unique.

OPH, « l’oiseau » est un très beau mot. Lorsque vous sortez des grandes profondeurs du AYIN, de la
Ténèbre, c’est l’envol, c’est la libération, PHE. Le TSADE final qui, dans la dizaine a la valeur 90, vaut
900 lorsqu’il est final. C’est l’hameçon qui plonge dans les profondeurs pour aller chercher le dernier
élément qui va faire l’Unité. C’est un peu comme le 9, la perfection à la veille du 10, l’Unité conquise qui
implique la perfection. Avec le TSADE final nous retrouvons la même idée.

Le mot qui me vient le plus à l’esprit c’est ERETZ, « la Terre ». Il figure dans le tout premier verset de la
Genèse. C’est aussi lui qui, après le second jour de la Création, lorsqu’il y a séparation des Eaux d’en-bas
des Eaux d’en-haut, et qu’il y a, le troisième jour, séparation du sec et de l’humide, représente le Sec. La
Terre, c’est le sec, mais en même temps elle est inséparable de l’humide ; afin qu’il y ait fécondité. La
fécondité naît du mariage de toutes nos Terres intérieures fécondées par nos énergies. Dans ERETZ nous
trouvons les deux lettres de la lumière et, avec TSADE, l’opposé, les grandes profondeurs. Ce sont ces
Terres encore cachées dans les profondeurs qu’il faut aller chercher à l’aide de l’hameçon, afin de les
amener à la lumière.

QETZ veut dire « la Fin » dans le sens d’accomplissement. Si d’ailleurs vous mettez un YOD au milieu de
QETZ, cela donne GAYITZ, « l’été ».

Un autre mot fondamental est ETZ, « l’Arbre ». C’est l’autre côté de la source AYIN, c’est ce qui va sortir
des racines, qui va s’élever de la Terre et donner des feuilles, des bourgeons et des fleurs.

Nous arrivons à présent à l’ALEPH final qui est vraiment « la Couronne ». Quand RATHO (guérir) qui
signifie aussi le destin de l’humanité malade, se termine par un ALEPH, c’est « je guéris ».

Le verbe MAHA, c’est « remplir », c’est la plénitude qui fait suite à toutes ces circoncisions. Car il n’y a
pas de plénitude sans circoncisions, sans tailles.

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