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Page 559

MIL
lier

i fut; fous le régne de Henri VIII, roi d'Angle-
terre

,
préfident de la cour des augmentations.

Edouard VI , fils de Henri VIII , le fit chevalier
;

& la reine Elizabeth le fit membre de fon confeil
privé , chancelier & foutréforier de l'échiquier.
Les hiftoriens de fon temps parlent de lui avec élo-
ge. Ce qui lui a fait le plus d'honneur, c'eftdavoir
bâti & fondé le collège d'Emanuel dans l'uni-
verfité de Cambridge. Il lui affura un revenu pour
y entretenir foixante-deux étudians & un profef-
leur en théologie. Il mourut en 1 589, laiffantun fils
nomméAntoine

, qui , en 1 59S fut envoyé parla
reine Elizabeth en ambaffade auprès de Henri III,
roi de France. * Larrey , hifeoire d'Angleterre , part.
3. Supplément francois de Bafle , tom. III , pag. 541.

MILEFORD-HAVEN, c'eft-à-dire, le Havre de
Milford. C'eft une baye de la mer d'Irlande. Elle
èntre fort avant dans les côtes du comté de Pem-
brock. Elle paffe pour le port le plus beau & le
plus affuré de toute l'Angleterre. Son entrée eft
gardée par deux châteaux , & on voit fur fes
bords la ville de Pembrock & le bourg d'Haver-
fort.*Mati, ditf.

M1LET, a été autrefois une des villes les plus
confidérables de l'Ionie , avec un beau port fur
la niere Egée. Elle étoit fituée fur les frontières de
la Carie , & près du fleuve Méandre. Eufebe met
fa fondation lèpt ans après celle de Cyzique

,

c'eft-à-dire , vers l'an du monde 27S0 , & 125;
avant J. C. Quelques-uns ont cru que Miletus,
•fils d'Apollon , en avoit été le fondateur ; & d'au-
tres que ce fut Sarpedon. Athénée dit que les Mi-
léfiens avoieut furpaffé en valeur les autres peu-
ples de la Grèce; mais que la volupté & les plai-
iirs leur avoient amolli le courage, & leur avoient
fait perdre leur valeur. Ils furent les maîtres de la
aner pendant dix-huit ans, depuis la VII olym-
piade, & 752 ans avant J. C. & dans la fuite
ils bâtirent en Egypte une ville nomméeNaucra-
•lis. Sadyatte , roi de Lydie , leur fit la guerre, &
depuis Milet porta les Grecs à fe liguer contre les
Terfes

,
qui prirent leur ville fous la LX1X olym-

piade , & 50+ ans avant J. C. Dans la fuite cette
ville fut prife par Alexandre le Grand , & long-
temps après par les Romains. Au refte Milet étoit
célèbre par la naiffance de Talés , d'Anaximandre

,

d'Anaximéne, d'Hécatée,de Pittacus, d'Efchine,
d'Ariftide , hiftorien illuftre dans fon temps , mais
qui fe deshonora par fes Miléfiaques , ouvrage
où il ne débitoit que des contes libres

, qui ont
fervi de modèle à l'âne d'or d'Apulée , &c. Milet
étoit auffi capitale d'un pays allez confidérable

,

où l'on trouvent l'oracle d'Apollon Didyméen.
Cette ville eft abfolument détruite, & n'eft plus
aujourd'hui qu'un amas de ruines. On la nomme
Palatfchias. Saint Paul y alla prêcher, & fe loue
fort des habitans. Lorfque cet apôtre en partit

,

îl y laiffa fon difciple Trophyme malade. *Strabon,
t. 14. Pline, A 29. Afhenée , /. 10. Hérodote,
I. 1 &feq. Eufebe, in chron, Diodore. Thucydide.
Arrien , &c.

MILET
( Jacques ) licencié ès droits , poëte

François , vivoit dans le XV fiécle. On connoît
de lui une pièce dramatique intitulée : La deftru-
clion de Troye la grant mife par perfonnages. Elle eft
divifée en quatre journées , & l'ouvrage entier eft
de près de 2.8000 vers, la plupart de huit fyllabes.
La première édition que l'on connoiffe de cette
pièce , eft de Lyon , z/2-4 , imprimée par maître
Matthieu Hm{

, finie le 5 janvier l'an 1485. On y
voit le mêmeordre , & à peu près le mêmeftyle
que dans le myftere de la Paffion. l! y règne lamêmenaïveté 8c le mêmeburlefque, fouvent affez
•niipide, Dans ie Mercure de France du mois de ikem-

MIL S4f
ire 17} 4,oùl'on parle de cette pièce en peu de mofsk'
on nomme 1 auteur Jean Millet, quoique les exem-
plaires aufquels on renvoie portent Jacques Millet
Cette tragédie eft fort rare : cependant elle fut
réimprimée à Paris in-fol

, gothique; en 1498, chez
Jean Dnart, qui en tira fur du vélin , & l'on en
voit ainii à la bibliothèque dil'roi de France. Elle
a été encore réimprimée à Lyon chez Matthieu
Huez

, & dans la même ville en 1 5 44 , in-fol àavec figures. * Foye^, outre l'endroit cité du Mer-
cure

, YHiJloire de l'imprimerie & de la librairie par
Jean de la Caille, pag, 69. Maittaire , annales ty-
pograpluci, lous l'an 1498. Le catalogue de la biblio-
thèque de M. Imbert de Cangé

,
pag. 72, &c.

MILET
( Barthelemi ) fieur de Marlilly , licen-

ce en droit , étoit né à Dijon , & Vivoit en
1640. Il a compofé les ouvrages fuivans. 1. Quel-
ques vers françois à la tête des Madrigaux de B.J' la Filiale annotés par René de Corcenet, in-

2. Harangue prononcée devant la férénif-
fime république de Venife par Rémond Vidal,
gentilhomme François

, & ambaffadelir du roi ,
nir 1 heureux fucces des armes de fa majefté ,
(1 auteur veut parler de la prife de la Rochelle
par Louis XIII ) traduite de l'italien en 'françois
par le fieur de Marfilly

, Dijonnois , à Paris , Jean
Martin

, 1629, in-i 2. 3. Sermons pour les diman-
ches Si fêtes de l'Avent

, prêchés en la ville de
Saragoce par le pere Chriftophe d'Avendano

j,

Carme
, &c. traduits de l'efpagnol, à Paris , Gaf-

pard Méturas ,1627, in 8°; & depuis dans la même-
ville , chez le même, en itfjfi, in-%". Le traduc-
teur nous apprend dans fon épître dédicatoire
à M. le cardinal de Bérulle

, que pendant qu'il
étoit en Efpagne , il avoit eu de grandes liaifons
avec le pere d'Avendano

,
qu'il avoit encore ouï

prêcher à Paris. * Extrait de la Bibliothèque des au-
teurs de Bourgogne, par M. Papillon, in-fol. tom. II,
p. 5 «.

MILET ou MILÉ (Jean ) dit Fraitcifque, pein-
tre, né à Anvers en 1644, étoit fils d'un habile
tourneur en ivoire , né à Dijon , qui étoit venu
s'établir en Flandre , où le prince de Condé , lorf-
qu'il fe fut retiré dans le même pays , le logea,
dans fon palais , & lui donna de l'emploi. Jean
Milet perdit fon pere à l'âge de dix-fept ans; mai*,
commeFranck , habile peintre, chez qui il étoit,
lui voyoit de grandes difpofitions pour la peinture,'
il lui continua lès foins, & lui fit époufer la fille,
quoiqu'il n'eût encore que dix-huit ans. Milet ac-
quit en peu de temps une grande réputation. Si
mémoire étoit fi heureufe

,
qu'il peignoit tout ce

qu'il avoit vu > foit dans la nature , foit dans les
ouvrages des grands peintres , aiiflî facilement que
s'il l'avoit eu fous les yeux. Orlandi dans VAbecé-
dario pittorico , dit que Milet alla en Italie

, qu'il

y vit le Pouffin , & qu'il a beaucoup copié de fes
tableaux ; mais on croit qu'Orlandi s'eft trompé
quant au voyage. Il eft fur que Milet vit la Hol-
lande , la Flandre & l'Angleterre; & que dans
tous ces pays il laiffa des preuves de fa capacité.
Etant venu à Paris , il fut reçu à l'académie de
peinture en qualité de profeffeur. On affùre qu'il
fut empoifonné par quelques peintres jaloux dé
fa réputation. Ce poifon le rendit fou, ciril mou-
rut ainfi à Paris en 1680, âgé feulement de trentè-
fix ans. Il fut inhumé dans le cimetière de l'églift;
de faitlt Nicolas des Champs.* Extrait de Vjbngé
des vies des plus fameux peintres

, par M. d' Argert-
ville, tom II , p. 213 & fuiv.

MILET DE CHALES ( Claude -François)
léfuite , chercher CHALES.

MILET ( Germain ) cherche^ MILLET.
i^-MILETO, ville d'Italie dans la Calabr»

TtmeVIJ, 2zzij

Page 560

$4$ MIL
ultérieure , & dans les terres , -environ à 'cinq
milles de Nicotera vers l'orient feptentrional.

C'eft l'ancienne Mihtum , ville des Brutiens. Cette

rille autrefois fondée parles Miléfiens Asiatiques,

devint épifcopale en 1075 fous la métropole de

Rheggio. Elle eft aftuellement peu confidérable ,
ayant été fort endommagée par un tremblement

de terre arrivé en 1638. Seb. Corradus croit que

c'eft la "même queCiceron, lit. 3- epift.adJuimm,
appelle Mdita. La Martinicre , dicl. géogr.

MILETUS , roi de Carie , étoit fils d'Apollon ,
'& d'Acacalis fille de Minos. Cette princefle ayant

été violée par Apollon , expofa fecrettement dans

line forêt fon enfant , que les loups mêmesprirent

foin de nourir , jufqu'à ce qu'il fut trouvé par

des bergers qui l'enlevèrent. Cet enfant étam

d«venu grand , alla en Carie , où fon mérite &
fon courage lui acquirent les bonnes grâces de la

princefle ldothée, & l'cftime du roi Eurytus. Il y
fit bâtir la célèbre ville de Milet , qui fut capitale

du royaume. Ce roi eut un fils célèbre dans la
fable nommé Caunus , & une fille nommée By-
fclis. Ovide dit que Miletus époufa Cyane. Se-
lon Apollodore , Miletus étoit fils d'Apollon
& d'Arcé, & fut chaffé par Minos de l'ifle de
Crète , d'où il aborda dans la Carie. * Apollodore

,

i. 3. Anronius Liberalis , fat. 30.
MILEVE ou MELA, ville d' Afrique dans la

Numidie, Mikvum &Milcvis, que quelques-uns Ont
pris mal-à-propos pour Milet en Ionie , pour Méli-

taine en Arménie , ou mêmepour l'ifle de Malte.

€ OXCILES DE MILEVE:

Cette ville eft célèbre par la convocation qu'on

y fit de deux conciles, fous le pontificat du pape
Innocent I. Alirele de Carthage y affembla fes
confrères le i6 octobre de l'an 401. On fit lire les
décrets des conciles précédens, & on y traita
la Caufe de plufictirs prélats , fur-tout de Maxi-

mien qui ayant abandonné le fchifme des Dona-
tiftes , quitta fon évêché, que les pères de Mileve

donnèrent à fon frère Caflorius. On y régla aufli
les différends d'entre Xantippe de Tagora ou Ta-
gofa en Numidie , & Viélorin de Tigifis ; enfin
on y drefla 14 canons. L'erreur des Pclagiens fai-
foit tant de bruit en Afrique, au commencement
du V fiécle , que pour s'y oppofer , foixante &
un évêques , l'an 41 6 , s'aflémblerent a Mileve , &
condamnèrent les deux propositions de Pélage &
de Céleftius , touchant la grâce , dont ils nioient

la néceflité ; & touchant le baptême des enfans
qu'ils n'eflimoient point néceffairepour les purifier

du péché originel. On en donna avis au pape
Innocent I, à qui faint Auguflin , au nom du con-
cile, écrivit deux épîtres fynodales.il y a une gran-
de difficulté fur les canons , que quelques-uns pré-

tendent avoir été faits dans le concile de Mileve s
quoique d'autres affurent qu'on n'y en fit point , &
que ceux qu'on lui attribue font du troifiéme con»

cile de Carthage fur l'affaire de Pélage. * Saint

Auguflin, ep. 91,91, 217 , &c. lom. 11 coud
M1LHAUD, cherchei MILLAUD.
M1LIA, en latin Mylias : c'étoit anciennement

Une ville de la Pamphylie dans l'Afie mineure. Elle
eftprefque entièrement ruinée. On la met dans la
Caramanie en Natolie , environ à quinze lieues
lie Satalie, vers le nord. * Mati , diÉt.

MILICE CHRETIENNE , ordre militaire)
wyei CONCEPTION.

MILICIUS (Jean) chanoine & célèbre prédica-
teur à Prague dans le XIV fiécle,naquit en Moravie
de parens d'une fortune médiocre. Ayant été fait
archidiacre de Prague fous l'archevêque Erncfl , il
quitta cette dignité pour vivre en fon particulier &

MIL
's'occuper à la prédication. ÏI prêchoit d'abord eâ
bohémien, mais enfiirte il le fît en allemand en fa-
veur des marchands & d'autres étrangers qui ve-
noient à Prague , & qui entendoient cette langue.
Il avoit un fi grand nombre d'auditeurs , que quel-
quefois il étoit obligé de prêcher trois fois le jour.
C'étoit un hommed'une vie fort auflere : il neman-
geoit ni chair ni poiffon, & ne buvoit jamais de vin.
Ayant fuccédé à Conrad Stiekna , qui mourut en
1369, dans la chaire de prédicateur d'une églife
de Prague , il y fît beaucoup de fruit, fur-tout par
rapport à la réformation des mœurs. H convertit
un grand nombre de femmes débauchées , & chan-
gea le lieu de leurs infamies en une maifon de
pénitence, où il les nonrifîoit. Dans une autre
maifon , .il inftruifoit de jeunes eccléfiaftiqiies
dans la théologie. Cependant on allure qu'il fut
un des précurfeurs du Hulîitime; & le Jéfuite Bal-
bin , qui a voulu le juftifïer dans fon hiffoire de
Bohême, ne dit rien d'afïez fort pour prouver fon
innocence;. Il s'oppofa peut-être avec trop de vi^
vacité , au retranchement de la communion fous
l'efpéce du vin^ avec Conrad Stiekna , prédica-
teur éloquent. Le pape Grégoire XI ordonna à
l'archevêque de Prague , & à fes fufrragans de le
pourfuivre , lui & ceux qui prenoienî le mêma
parti ; &" il exhorta l'empereur Charles IV à
l'aider dans cette pourfuite. Milicius fut exilé en

1 366 , & l'on croit qu'il mourut dans fon exil en
1374. Il a laiflé plufieurs ouvrages, comme des
Pàjlillis , des Sermons-, Un Traité de la croix & des tri-
bulations de tèglift de Dieu. Ses œuvres furent dù
nombre des 200 volumes taxés d'héréfie, que l'ar-
chevêque Spinlco fit brûler en 1410. * Lenfant *
hifloire de la guerre des Kkjfnes, & du concile deBafei
torn I

, p. 14 & Suivantes-'
MILICIUS

(
Jacques) médecin Allemand, né

le 44 de janvier 1501, à Fribourg en Brifgav,

étoit fils du principal magifîrat de cette ville,
dont le fils aîné eut enfuite la mêmecharge. Jac-
ques ayant fait fes études dans fa patrie, fut en-
voyé à Vienne en Autriche, où il s'attacha aux
mathématiques fous George Purbach , & Jean d*
Mont-Royal. Il étoit ami particulier d'Erafitie ;
& fur le bien qu'il entendit dire à celui-ci de Mé-
lanchthon , il alla trouver ce dernier à Wittem-
berg , & devint fori ami. Il fut fort lié aufli
avec Eobanus HefTus , & Joachim Camérariusw
Milicius étoit un homme d'un efprit droit, d'un
jugement folidë , fort appliqué à l'étude , & cloué
d'une grande prudence. Il avoit beaucoup d'amis
& rendoit fervicé à tous t autant qu'il le pouvoit;
II avoit un grand foin de fa famille, & il n'en étoit
pas feulement le chef, il en étoit auiiî le doâeur.

Il lui lifoit & lui expliquoit tous les jours la pa-
role de Dieu. 11 enfeigna la médecine avec ap-
plaudiflement , & la pratiqua avec fuccès. Il mou-
rut le 10 de novembre 1559. Ses ouvrages font :
un commentaire fur le deuxième livre de Pline
de l'hiftoire du monde ; un difeours de la vie d'Hip-
pocrate ; un autre de la vie de Galien; Un troi-
fiéme de la vie d'Avicenne; un quatrième fur la

fympathie & l'antipathie; un cinquième fur l'art
de la médecine ; un fixiéme fur l'étude de l'ana-

tomie; Un feptiéme fur les parties & les mouve-
mens du cœur ; un huitième fur le poumon & la
différence de la trachée artère, & de rcefophage;
l'examen de cette queftion , fi Xenophon a eu
raifon de dire, qu'il falloir boire jufqu'à ce qu'ori

n'eut plus foif ; une autre queftion touchant les

accès dé la fièvre & leur différence. Tous ces'
écrits font en latin i * Melchior Adam j ihvit. mtdi-
corum. Teiflier^/o^ tirés de Ckijtoin deM, de ThoUj'

quatrième édition ,

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