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Page 1

CENTRE NATIONALde la
RECHERCIIE SCIENTJI<'IQUE eL TECHNIQUE
du BURKINA FASO

INSTITUT DE RECIIERCIIE
en SCIENCES SOCIALESeL IIUMAINES

INSTITUT FRANCAISde
RECHERCHE pour le
DEVELOPPEMENT EN COOPERATION
(ORSTOM)

DEPARTEMENTSOCIETE-
URBANISATION-DEVELOPPEMENT

DIRECTION GENERALEde
l'URBANISM~; eL de la TOPOGRAPIIIE
du BURKINA~'ASO

UNIVERSITI~ PARISVIII
INSTITUT!"RANCAIS D'URBANISME

LES ENJEUX DES EXTENSIONS URBAINES

A OUAGADOUGOU (BURKINAFASO)

- 1984 - 1990 -

Janvier 1992

Sylvy
Emile
Alain

Annik
Ardjouma

Jean-Pierre
Marie

Marcel
Basilisa

JAGLIN
LE BRIS
MARIE
OSMONT
OUATTARA
OUEDRAOGO
PIRON·AYRAUD
POUSSI
SANOU

Comple-rendu de fin d'éLude d'une
recherche financée par le Ministère de la
Recherche el de la Technologie

Contrat n048

Page 2

Sylvy JAGLIN

Emile LE BRIS

Alain MARIE

Annik OSMONT

Ardjouma OUATTARA

Jean-Pierre
OUAEDRAOGO

Marie PIRON-AYRAUD

Marcel POUSSI

Basilisa SANOU

LES AUTEURS

Géographe, Institut Français
d'Urbanisme de Paris VIII

Géographe, de l'ORSTOM, département
SUD

Anthropologue, Université de Paris 1 -
IEDES

Sociologue, Institut Français
d'Urbanisme de Paris VIII

Géographe du CNRST, Institut de
Recherches en Sciences Sociales et
Humaines (Ouagadougou)

Sociologue du CNRST, Institut de
Recherches en Sciences Sociales et
Humaines (Ouagadougou)

Statisticienne, allocataire MRT-
ORSTOM

Sociologue

Sociologue, 'Direction générale de
l'Urbanisme et de la Topographie
(Ouagadougou)

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210 LES ENJEUX DES EXTENSIONS URBAINES

Parmi toutes les nouvelles écoles publiques, au moins en périphérie, la
quasi-totalité a été construite sur initiative des CDR et avec la participation de la
population ce qui a permis un taUll: de progression des constructions spectaculaire

par rapport aUll: années antérieures.

Il est ainsi frappant de constater que, tandis que le nombre d'écoles
stagne entre 1980 et 1983, il est multiplié par 3 durant les trois années qui
suivent, la périphérie ayant un taUll: de progression supérieur à celui de la ville.

Les écoles privées participent aussi largement à ce mouvement puisque leur
nombre quintuple de 83 à 89 en périphérie. On remarquera cependant que,
malgré ces efforts, l'offre est encore loin de suffire aUll: besoins: le nombre d'élèves

par classe n'a cessé d'augmenter, pour dépasser les 80 en 1988 (certaines écoles ont
adopté le principe de la "double vacation" qui permet d'effectuer une rotation de

deull: classes par jour dans la même salle).
Rien d'étonnant donc à ce qu'un tiers environ des enfants de la

périphérie soit scolarisé dans les secteurs centraull: de la ville (proportion calculée

d'après les données de l'enquête portant sur les jeunes de 5 à 15 ans). Si ces
scolarisations hors-secteurs peuvent avoir plusieurs causes (proll:imité d'écoles du
centre comme au 19 ou commodité d'organisation familiale pour les parents
travaillant dans le centre-ville, comme les fonctionnaires du 29), elles semblent

bien être avant tout un indice du sous-équipement scolaire de la périphérie,
montrant par là l'ampleur des efforts encore nécessaires pour combler un retard
pluri-décennaI.

Parmi les priorités définies par les secteurs viennent ensuite les
équipements de santé (dispensairesIPMI et dépôts pharmaceutiques). Bien que
leur urgence soit profondément ressentie, les réalisations dans ce domaine sont

moins avancées car elles posent plus de problèmes pratiques, notamment au
niveau du personnel.

La triste ell:périence des postes de santé primaire en zone rurale,
devenus pour beaucoup des "cases à margouillats" faute de moyens et d'infirmiers,
a marqué les esprits et rend aujourd'hui prudents les responsables. C'est pourquoi

assez peu de créations effectives ont été réalisées dans ce domaine en l'absence
d'assurances sur leur devenir : 3 dispensaires nouveaull: ont vu le jour grâce à
l'action des populations (secteurs 17, 19 et 21, auxquels il faudrait ajouter le 10
dans le centre-ville). Pour le reste, il s'agit essentiellement d'améliorations
apportées à des structures existantes (secteur 22) ou de réouverture de structures

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A OUAGADOUGOU (BURKINA FASO) -1984-1990 211

plus ou moins abandonnées (secteurs 28 et SO). Les autres ont bénéficié de tutelles
extérieures (Caisse de Sécurité sociale au secteur 16, Essor familial au secteur 23).

Ainsi au total, en 1988, il existait 33 formations sanitaires à
Ouagadougou, dont 14 dans les secteurs périphériques. Précisons toutefois, pour
nuancer ces chiffres qui pourraient donner l'impreBBion d'une répartition plus
équilibrée qu'elle ne l'est en réalité, que parmi ces établissements, beaucoup sont
de simples lieux de consultation, mal équipés. Ainsi sur les 14 dispensaires, 5
n'ont pas d'eau et 4 pas d'électricité... Leur dotation trimestrielle en médicaments
parait en outre bien "ridicule" par rapport aux besoins: "Nous recevons (.•.) deux
boites de nivaquine de 1.000 comprimés pour soigner entre 80 et 100 malades par
jour (...). C'est la même quantité que nous recevons en aspirine et en ce qui
concerne les médicaments courants" (témoignage d'une infirmi~redu dispensaire-
SM! du secteur 102).

Il n'existe qu'une maternité (secteur 26), et c'est aussi le seul
établissement offrant des lits (20) sur l'ensemble de la périphérie. L'hôpital Paul
VI et le dispensaire du secteur 21 devraient cependant prochainement ouvrir des
maternités. Enfin, pour compléter ce bref panorama, il faut ajouter que le
personnel de santé affecté par l'Etat dans ces formations sanitaires ne comprend
qu'un médecin et 9 infirmiers d'Etat (le Centre islamique et l'hôpital Paul VI
disposent en outre chacun d'un médecin privé). Si la situation s'est améliorée, et
les changements sont d'autant plus remarquables que les pesanteurs sociologiques
et idéologiques sont fortes dans ce domaine, beaucoup reste donc encore à faire.

Nous avons vu précédemment que n'existait aucune officine
pharmaceutique dans les secteurs périphériques avant 1983. Afin de relayer ici
une initiative privée déficiente, en raison probablement des doutes pesant sur la
rentabilité de ce genre de commerce dans ces quartiers éloignés, plusieurs CDR
ont présidé à la construction, puis à la gestion d'un dépôt pharmaceutique
(secteurs 15, 17, 20, 22, 23, 26, 27 et 29). Ces dépôts sont ensuite supervisés par la
pharmacienne provinciale.

S'ils sont faciles à réaliser, ils ne fonctionnent cependant correctement
que s'ils viennent en complément d'une politique de santé active. Au secteur 17
par exemple, la construction du dépôt pharmaceutique, en l'absence de
dispensaire, s'est révélée être une erreur: la clientèle est trop peu nombreuse et le
stock de médicaments difficile à gérer. Au contraire, le dépôt du 22, proche de
l'hôpital et du dispensaire fonctionne bien.

2. Sidwaya, 0°1206. 6 février 1989, p.8

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227

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228

2éme passage: Ménage parti avant le 2éme passage

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